Récapitulatif de presque 20 ans de combat pour avoir droit aux soins et à une reconnaissance pour une maladie professionnelle EPICONDYLITE DROITE DU COUDE

 

Tout à commencé le 6 novembre 1999, jour ou le docteur  m'accueille à la clinique des cèdres pour opérer une épicondylite récurrente. Malheureusement pour moi ( je l'ai su par la suite, car comme mon handicap est en MP, je ne pouvais plus être en longue maladie pour avoir accès aux soins), une déclaration de maladie professionnelle est faite le 04/10/1999.

Jusqu'à là tout va bien, je vais enfin arrêter de souffrir, mes douleurs ont commencées en 1995. Il vient me voir dans ma chambre et me demande si je suis d'accord pour tester une nouvelle approche d'anesthésie. Il m'explique que cela m'évitera une anesthésie générale et permettrait de n'endormir que le bras. Il nous dit, à mon mari et moi que je partirai a 9h et que je serais remontée à ma chambre avant midi.

Malheureusement, un problème est survenu, et j'ai été rapidement, endormie totalement. Je ne suis remontée dans ma chambre qu'en fin d'après midi et vous pouvez imaginer l'inquiétude de mon mari et mes enfants. Malgré la demande d'explications, la réponse était toujours la même : "tout s'est bien passé".

J'ai été incapable depuis ce jour là de retravailler et pendant des mois j'ai souffert le martyr du coude  sans que cela soit retenu ni mentionné. Mon cauchemar commence... Je ne pus repartir au travail que le 03/12/2000. en mi-temps thérapeutique pour une simple opération d'une épicondylite 14 mois d'arrêt alors que je n'avais jamais était arrêté, et on te dit, c'est normal !!!. Il m'a fallu plus d'un an pour "m'habituer" à cette douleur. 

Je savais qu'il y avait un risque et je l'ai accepté. Ce que je n'accepte pas c'est le refus de reconnaitre qu'un problème était survenu. Tous les mois, pendant plus d'un an, je retournais voir le chirurgien pour lui dire qu'il y avait un problème, sans résultat. 

En 2001, comme c’était très difficile de supporter cette douleur qui m’irradiait depuis le lendemain de l’opération, je demande une hospitalisation dans le service de professeur qui m'avait fait opérer, en espérant qu’il accepterait de me faire réopérer afin de vérifier pourquoi je souffrais autant depuis ce jour. J’ai eu juste la confirmation que je n’avais pas de défilé cervico thoracique. Comme vous verrez par la suite, en fait, je n'en sais rien , car un coup j'ai défilé cervico thoracique, un coup je l'ai plus. Un mari handicapé ne pouvant pas travailler,  un enfant au lycée et l'autre à l'université, j'ai du subvenir aux besoins de ma famille. 

Mais la douleur était toujours là, l'usine où je travaillais ferme, en 2003 je divorce et je reste 11 mois sans aucun revenu après 21 ans de travail en usine.

En 2004 le médecin fait un arrêt de rechute "épicondylite opérée en rechute, défilé cervico thoracique", le médecin conseil refuse car défilé cervico thoracique  n'est pas lié à l'épicondylite, mais le 12 mars 2004, change le taux IPP de 9 a 11%, motivé par " séquelles inchangées. Pourquoi ? Allez savoir, surtout que je travaille toujours avec mes douleurs...

J'ai donc abandonné toutes ces visites stériles et j'ai passé des mois à me reconvertir dans un travail moins agressif pour mes membres supérieurs et en 2006 j'ouvre une société informatique après 2 ans de reconversion. Ce qui m'a permis de ne pas travailler quand les douleurs étaient insupportables. 

Le 16.03.2006, professeur reconnait qu'il persiste des douleurs relativement rebelles à point de départ épicondylien avec irradiation ascendante et qu'il n'y a pas de syndrome cervical (Et oui, cette phrase est récurrente chez eux, comme dit plus haut, honnêtement, je sais pas si j'ai ou si je n'ai jamais eu un défilé cervico thoracique ...). Mais cela ne change rien car il ne préconise que des infiltrations et thérapeutiques (LAROXYL et NEURONTIN. les effets secondaires sont fous, impossibilité à tenir debout, somnolence, vives douleurs dans les genoux, idées confuses...

Au cours du dernier rendez-vous avec le ce professeur, 16 février 2007, il m'a simplement dit, après que je lui ai signalé que cette fois je m'en pouvais plus et que j'allais chercher un autre professeur: " Je suis expert aux tribunaux de Paris et je vous garanti que vous n'arriverez jamais à obtenir réparation ". Et il reparle du défilé cervico thoracique. Il se contredit avec l'année d'avant (ci-dessus) et dit "qui n'apparait pas strictement liée à l'épicondylite". Il se couvre de ses paroles, en marquant " qu'il confirme la difficulté à la réouverture de la MP".

Il en découle, le résultat des experts qui abondaient toujours dans son sens. Le plus dur, c'est l'impuissance. Comment voulez-vous que l'on soigne une chose non reconnue. Aucun professeurs, spécialistes n'ont voulu se contrer à ce refus. Et pendant ce temps mon état se dégrade, mois après mois, de plus qu’à chaque rendez-vous le moral aussi en prenait un coup.

Donc mon médecin, refait faire un angioscanner qui contredit pour la unième fois la présence  d'un défilé cervico thoracique.09.05.2007. un IRM du coude le 02.05.2007 et un électro qui décèle une atteinte du nerf radial, 26.03.2007. Examens fait ailleurs qu'à la clinique du docteur, bizarrement, les résultats sont bien différents, mais vous verrez plus tard que là aussi cela ne change rien.

Pendant ces années j'ai été abruti de médicaments de toutes sortes, anti-inflammatoires, Antalgiques, Neurologie-psychiatrie, myorelaxant, corticostéroïde, Hypnotique et même Antidépresseur imipraminique, anticonvulsivant non barbiturique.

Les trajets en voiture, qui bien sur, avec mes revenus, n'avait pas la direction assistée, ont finis d'accentuer mes douleurs. J'ai donc fermé EURL en 2009 pour me mettre en auto-entrepreneur et Césu afin de ne pas payer de charges lorsque je ne pouvais pas travailler.

Je prends donc rendez-vous avec un chirurgien spécialiste du membre supérieur et de l’épaule( mon sauveur), qui en 5 minutes d’auscultation le 18.06.2012, dit bien la crainte d’une souffrance du nerf radial. Il conseil  au docteur de ne pas se précipiter, d’où la décision de mon médecin traitant de prendre l’avis d'un  autre docteur et qui après son courrier 18.07.2012 nous déconseille l’opération. Mal m’en a pris.

Le 21 08.2012 réouverture de la maladie professionnelle car s'est ajouté un inflammation du nerf d'Arnold qui m'a donné la peur de ma vie. Lorsque le médecin arrive, j'étais paralysée dans mon lit, impossible de bouger. Je suis restée, plus d'une semaine sans pouvoir me lever malgrè les piqures de forte dose de morphine et la cortisone.

Et donc s’ensuit un autre défilé de visites  et courriers de professeurs. (bordeaux,  lyon, purpan…) sans succès et même de résultats fous. Ex : à bordeaux le professeur me dit qu’il faudrait une prothèse et que mon état ne le permettait pas …. Et ne pas oublier les centres antidouleur qui ne préconisent que des antidépresseurs et autres abrutissants.

C'est vrai que j'ai pensé, après avoir pris ces médicaments, a mettre fin à mes jours, j'ai donc tout arrêté à part la morphine. C'est pas par lâcheté que je l'ai pas fait mais je sais ce que c'est que le décès d'une personne que l'on aime et il n'était pas question que je fasse subir cela à mon mari, mes enfants, petits enfants et amis. Je ne peux pas leur faire ça, donc je prends sur moi et supporte en espérant qu'un jour, une personne m'aidera.

Tout ça jusqu’au 20.06.2014 ou le médecin conseil consolide la mp et au 2.09.2014, il signale "Séquelles inchangées d'épicondylite droite" malgré un certificat médical de mon médecin, disant mon impossibilité de travailler.  Malgrè tous les problèmes qui se sont ajoutés à mon épicondilyte( tendinopathies multiples, bilatéralité, épitrochléite , tendinites épaules droite...) Vous voyez, les examens n'ont servit à rien.

Par lettre datée du 26 juin 2014 la caisse primaire d’Assurance maladie a refusé la prise en charge à 100% de mon épicondylite compliquée de tendinopathies multiples, épitrochléïtes, tendinites épaules gauche et droite, au motif que ces affections ne correspondent pas aux critères médicaux d'admission du fait que c'était une Maladie professionnelle. Donc plus de soins.

J'ai demandé une carte de stationnement, ne pouvant manœuvrer pour me rendre aux soins, refusée le 28.05.2015

J'ai demandé une vingtaine d'heures par mois d'aide humaine pour mes repas, toilette et ménage pour l’année, car les crises me bloquent au lit sans pouvoir bouger, refusée le 28.08.2015

Demande d’attribution d’une pension invalidité le 13 novembre 2014 refusée le 21 novembre 2014 après m’avoir demandé un complément au dossier, un papier a remplir d’ayant droit, le seul document qui permet de ne pas la verser.

J'en ai vécu des choses en 15 ans après les complications dûes à mon opération mais nous avons assisté à l'apothéose au TCI le 28 avril 2015.

Le docteur nous reçoit, mon mari et moi en nous disant :

« C’est vous qui étais suivi par le professeur ...»
Elle ne m’ausculte pas, ne me touche même pas et ne regarde pas les résultats d'examens ci-dessus qui prouvent l’absence d'un défilé cervico thoracique. Elle mesure juste mon bras, sans même le toucher.

Et là on assiste à un monologue où nous ne pouvons même pas intervenir.

Lorsque je lui demande pourquoi elle ne m’ausculte pas, elle répond, « c’est moi qui commande ici ».

J'avais pris la FNATH pour me représentrer donc on lui raconte le déroulement de la visite d'expertise . Elle  est appelée dans le tribunal, avant mon entrée et en sortant m'a dit "Je ne peut rien faire pour vous" et c'est vrai, elle n'a pas prit la parole.  

On se retrouve  assis sur une chaise, devant un groupe de personnes installées dans de supers fauteuils, qui ne répondent même pas à votre bonjour. Et là, commence, un "scénario digne d’une série B".

C’est sur que personne n’a parcouru mon dossier, "l'experte médicale" fait  un autre monologue qui n’a rien à voir avec les documents de mon dossier.

Elle dit, comme en 2004, que mon problème vient d’un défilé cervico thoracique. Cette dame, sans même m’ausculter ou me toucher me dit que je devrais faire de la relaxation et sophrologie et que mes douleurs disparaitraient et que mes douleurs étaient obsessionnelles. Ainsi que le questionnaire des activités et capacités relatif à la prestation de compensation ne met en évidence aucunes activités impossibles.(28/05/2015). Quel questionnaire !!! Une vraie mascarade !!!
Quand le docteur m'a dit en 2007 "Je suis expert aux tribunaux de Paris et je vous garanti que vous n'arriverez jamais à obtenir réparation " et bé ce jour là, nous avons pris conscience, que tous ces gens étaient intouchables et qu'ils avaient un pouvoir surdimensionné.
Nous avons compris que je souffre depuis tant d’années sans raison, il aurait surement suffit d'être réopérer. Comment ai-je pu, pendant autant d’années avoir cette confiance envers le corps médical.

Je reconnais, qu’après le TCI qui conclu que je n’ai aucun problème malgré les lettres des docteurs, qu’il en résulte le refus de toutes les autres demandes,  que je n'ai plus le courage de me lever et malheureusement, le temps que dure ma déprime, le délai légal pour contester la décision du TCI est passé.

je décide de prendre le risque de me faire opérer.

Le 17.08.2015 je revois donc le chirurgien spécialiste du membre supérieur et de l'épaule , et nous programmons l’intervention au 1er septembre 2015.

Compte rendu opératoire du 01.09.2015.

Dès le réveil du bras, je sais que ce chirurgien est mon sauveur, la douleur permanente a disparue. J'en reviens pas.

Et oui j’ai énormément souffert toutes ces d’années et contrairement à  la conclusion du TCI, c’était bien réel., le problème était bien là.

Bien sur, après 16 ans le tendon et le nerf sont en mauvais états donc c’est normal que la rééducation est été longue et douloureuse. Le fait est que je n’ai plus de douleurs constantes comme avant mais bien vite, lorsque je me sers du bras, la douleur réapparait.

Le problème est que pour compenser ses douleurs mes épaules, cou… se sont abimés donc lettre du 12.11.2015. « La durée d’évolution du problème du coude fait penser à une pathologie compensatrice de l’épaule et doit à mon sens être relié de manière non équivoque…

On décide de rouvrir la mp car il n’y a plus de doute. A cause de cette durée de 16 ans, c’est plus difficile car une algodystrophie retarde la rééducation.

Le 18 aout 2016 je suis donc opérée de l’épaule, la rééducation est encore plus dure.

Le 13.02.2017 et 10.05.2017 revu le chirurgien car toujours difficile dès que j’essai de faire une activité plus d’une heure, ménage, jardin …

Ceux qui disent que l'on ne peut pas s'habituer à une douleur, c'est qu'ils n'ont vécu ça. Vous n'avez pas le choix, la douleur est là et il faut, se laver, manger, travailler et autre, on s'habitue. Ce qui est insupportable c'est une douleur qui s'ajoute ( comme en 2012 pour moi), car je sais qu'il faudra des mois pour la supporter. La problème est que avant j'avais cette douleur continuelle,  maintenant, si je bouge pas, je ne l'ai plus, mais dès que je me sert du bras plus de demi heure, elle revient et là j'ai du mal a supporter. Donc je prend un cachet de morphine et j'attend que ça passe.

Comme conseillé nous avons prévu une cure qui a finie le 21.12.2017

J’ai donc été contacté parle médecin conseil, le 08.01.2018 et je lui ai signalé que la cure a été négative, car la chaleur a réactivé la douleur et que j'avais un rendez-vous avec le chirurgien le 24.01.2018. Comme d'habitude, il ne m'ausculte pas et le rendez-vous dure 3 minutes. Quand je dis à mes enfants, sur whatsapp, que je suis sortie, ils n'en reviennent pas.

Mon médecin n’ayant pu me recevoir pour cause de longue maladie , j’ai pris un rendez-vous le 12.01.2018 avec un nouveau médecin,  à Douelle qui a accepté d’être notre nouveau médecin traitant, car nous l'avions déjà eu comme docteur avant de déménager. Elle m’a donc fait mon ordonnance de morphine.

Quelle fut ma surprise, lorsque j’ouvre ma boite courriel de découvrir un message comme quoi un document important m’attend sur Ameli.
C’était le médecin conseil qui me dit avoir reçu un arrêt final le 11.01.2018  et encore mieux un arrêt de l'année 2000 !!! C’est fou car je n’ai vu aucun médecin depuis mon départ en cure, n’ayant pu avoir de rendez-vous. voir lettre du 11.01.2018.

Le 20 janvier 2018 envoie lettre recommandé de contestation avec AR au médecin conseil suite à sa lettre.

Le 24 janvier 2018 rendez vous avec le chirurgien pour le bilan. Il me prescrit une radio et une ordonnance pour reprendre la kiné pour éviter le blocage de l'épaule. Il me dit qu'il n'abandonnait pas et s'occuperait de moi pour essayer de faire en sorte d'améliorer ma qualité de vie. Il va m'envoyer chez un confrère neurologue. Mais c'est sans compter le médecin conseil.
Il fait une lettre indiquant l'impossibilité, d'après l'avancement des soins, de travailler.

Envoie lettre recommandé avec Ar au service invalidité de la CPAM le 25 .01.2018 pour demande de pension, bien sur refusée mais là normal.

26 janvier 2018, Re lettre (rectificatif ) du médecin conseil, signifiant la consolidation avec séquelles étaient non-indemnisables. Incroyable !!!

Je reconnais que après presque 20 ans de souffrances, de batailles pour me faire soigner, je n'ai plus le moral au plus haut et que le sommeil est très difficile. Je fatigue et je n'ai plus 30 ans pour supporter tout ça.

je refais qu'à même une lettre à ce monsieur...

RECOMMANDE AVEC A. R.

Secrétariat du service médical
M. Médecin Conseil
238, Rue HAUTESSERRE
BP287
46000 CAHORS CEDEX 9

Catus, le 29.01.2018

Objet: contestations motivées du courrier reçu 26.01.2018.                                                                              

Madame, Monsieur,

Suite à votre courrier reçu le 26 janvier 2018, en AR, rectificatif du courriel du 11 janvier 2018 je vous adresse cette lettre.

Après la convocation du 11 janvier 2018 avec le médecin conseil où je vous signale ma visite de contrôle avec le professeur, fixé au 24 janvier 2018, on convient que je lui transmette ses conclusions afin de prendre votre décision. Je vous joins donc sa lettre à ce courrier. (Annexe 1).

Je ne contesterai pas la date de consolidation fixée au 09 février 2018 ne pouvant pas me substituer à mon médecin, en congés à ce jour, avec qui j'ai un rendez-vous prévu dès son retour, afin d’établir le certificat médical final que vous me demandez.

Par conséquent je conteste le délai de 10 jours, ce qui nous amènerais vers le 04 février 2018. Je vous ferais parvenir ce certificat médical final du médecin traitant dès que je l'aurais vu et ce avant le 09 février 2018 comme convenu le 11 janvier 2018, lors de ma convocation.

Bien sûr, je conteste votre décision de "séquelles non indemnisables" reçu le 26 janvier 2018, car c’est le 12 mars 2004 que vous changez le taux IPP de 9 a 11%., après refus de la rechute (Annexe 2) "épicondylite opérée en rechute défilé cervico thoracique".

Le 20 juin 2014 vous recevez le certificat médical final (Annexe 3) "épicondylite droite compliquée de tendinopathies multiples, épicondylites gauche, tendinites épaule D et G éminence thénar". Vos conclusions motivées "séquelles inchangées". Donc, je conteste et nous voilà au TCI, reçu par "une experte", qui ne m’ausculte pas, remplissant elle-même son questionnaire, en arrive à la conclusion, je cite :

"Les séances de relaxation ou sophrologie seraient peut-être bénéfiques. Le questionnaire des activités et capacités relatif à la prestation de compensation ne met en évidence aucune activités impossibles" (Annexe 4 du 28.05.2015).

Sa conclusion ne tenant pas compte  des avis des docteurs joins au dossier et que j'avais avec moi pour pallier à la possibilité qu'ils ne les aient pas reçus, mais le sujet n'est pas là.

Donc la décision du TCI faisant foi, mes séquelles étaient inchangées en 2014 par rapport au 12 mars 2004 car je n'avais qu'un "terrain d'angoisse assez obsessionnel et je pouvais travailler sans restrictions". (Annexe 5).

Je me suis pliée à vos conclusions, malgré ses 15 ans de douleurs et j'ai essayé de retravailler sans succès. Tout s'est aggravé et j'ai donc pris la décision de me faire opérer le coude malgré les risques encourus.

Bien m’en a pris, après des douleurs horribles subites pendant de nombreuses années, j’avais la confirmation que mes douleurs n’étaient pas obsessionnelles. Je passe les détails, le compte-rendu opératoire est éloquent. (Annexe 6).

L’opération a permit une nette amélioration des douleurs du coude, mais malheureusement, vu la durée (plus de 15 ans de grosses douleurs) de nombreuses pathologies se sont rajoutées obligeant une intervention de l'épaule "du à une pathologie compensatrice de l'épaule relié de manière non équivoque au coude".(Annexe 7 et 8)

A ceci, comme la dernière lettre du professeur, spécialiste de l’épaule et du membre supérieur, le précise, s’ajoute des complications d'algodystrophie, dyskinésie scapulothoracique compensatrice de douleurs persistantes au coude droit etc...(Voir Annexe 1)

Comme je suis obligé de répondre dans les dix jours et que je ne vois pas le docteur pour le certificat médical final avant son retour de congés, je profite de ce courrier pour vous demander la prise en charge au titre des soins post-consolidation, car le professeur m'a prescrit des radios de contrôle et des séances de kinésithérapie pour éviter le blocage de l'épaule du à cette pathologie compensatrice.

Je me tiens à votre disposition pour tout complément d'informations.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le médecin conseil, mes salutations.

 

                                                                              Mme Odile LAJOINIE BOYER

 PJ. : Lettre reçue le 26. janvier 2018 et annexes 1 à 8

Quand je tape tous ces faits, je me rend compte combien j'ai été forte , malgré les moments de déprime, incroyablement forte même de supporter tout ça . La volonté qu'il m'a fallu pour ne pas céder aux antidépresseurs.

Malheureusement pour moi, ça recommence, je ne sais pas si je vais tenir le coup, mais j'essai de m'y préparer. C'est pour cela que j'ai accepté de prendre du lexomil pour dormir. J'ai besoin de toute mes forces.

Dépôt du 8 février 2018 à la CPAM de l'arrêt final avec lettre du docteur Régis Guinand.

Le 11 février 2018, encore une lettre de la sécu, suite à ma contestation, pour la mise en œuvre d'une procédure d'expertise médicale. Il me prévient, malgré l'envoie des documents, Arrêt final et lettre du professeur, qu'il m'envoie à l'expertise (On se rappelle les expertises que j'ai subis donc la dernière au TCI qui me traitait de simulatrice, sans même une auscultation). La nuit à été très difficile car malgré tout, je sais que je repars pour des semaines d'humiliations.

Le 16 février 2018, encore une lettre du médecin conseil, pour me re signaler la consolidation à la dâte du 09 février 2018. (on s'est jamais, je peux ne pas avoir compris après tous ces courriers. Il me dit encore que j'ai 10 jours pour envoyer un certificat final, déjà déposé, comme vu plus haut le 08.02.2018.

Après mon rendez-vous, le 17 février 2018 avec mon médecin traitant, qui me dit que le médecin conseil l'a appelé pour lui dire qu'il avait changé d'avis et qu'elle ne tienne pas compte des documents qu'elle allait recevoir, nous pensons enfin qu'il a étudié le dossier et que le cauchemar est fini.

Le 1 mars 2018, je dois dire que je suis "ko". Encore une lettre du médecin conseil (et oui la 4ème en quelques jours) Décision du médecin conseil, malgré les documents des docteurs, n'augmente pas mon taux d'incapacité permanente mais me la supprime et la met à 0%.

Je n'en peux plus, il a raison, il a tout pouvoir et peut même tout m'enlever.

Le 10 mars 2018 reçu une lettre en AR du service médical. C'est le rapport d'incapacité complet  que j'ai demandé le 02/03/218. Si c'était pas si dramatique, on pourrait en rire.

Il dit aucun documents fournis, alors que je lui donné tous les documents à chaque visite et que j'ai envoyé la lettre ci dessus le 29.01.2018 avec toutes les annexes et cela en AR.
Il marque date du dernier rapport de révision le 04.05.2004 alors que  il y en a eu un autre, comme dit plus haut le  2.09.2014 qui m'a fait subir des semaines d'humiliations entre experts et TCI. 
En plus il dit en 2004,  "à mon initiative" alors que c'est après un demande de rechute par le médecin traitant, refusée par eux.
Il ajoute: "Dolèances: rares douleurs épicondyliennes droites à l'effort prolongés", alors qu'il a reçu les lettres  du chirurgien, qui dit bien impossibilité de travailler et invalidité à prévoir .
Il marque des résultats cliniques qu'il aurait fait le 08.01.2018. Rentrée 13.34 et resortie 13.38, c'est précis car j'ai regardé sur Whatsapp , où justement je communiquais avec ma fille en afrique.
D'après ses examens imaginaires, je n'ai aucun problème et tout est normal, exactement comme au TCI, même pire car lui ne m'a même pas mesuré le bras, juste dit qu'il attendait la lettre du chirurgien et le final.
Conclusions: Séquelles algiques modérées non indemnisables de MP 57B droite.
Taux d'incapacité permanente, ramené à 0%. 
Il est fort, pour une épicondylite etdéfilé cervico thoracique, il rajoute 2 %
Pour des douleurs diminuées lorsque je ne fais rien mais denses pour faire ma toilette ou autres gestes  du quotidien,  avec agodistrophie,  douleurs dans les mains, bras, épaules et le cou, il enlève 11% d'un coup.
Il est très, très fort, on devrait augmenter cet homme qui fait faire tant d'économies à la sécu.
Encore que si on réfléchi un peu. Une opération en 2000 aurait économisé 2 opérations, des milliers d'euros de médication, des milliers d'euros de spécialistes et centre anti-douleurs et le plus important presque 20 ans de douleurs à moi. Maintenant je continuerais à travailler et je ne devrais rien à personne.
C'est sur que je suis sous morphine, que je prends chaque jour et jusqu'à la fin de ma vie surement, pour le plaisir. 

Voilà où j'en suis, pas encore contesté mais je vais le faire, bien sur, même si je sais que cela sera très dur mais j'ai 57 ans maintenant et je ne peux plus travailler. Il n'ai pas question, après tout ce que j'ai subis que l'on m'enlève en plus ma reconnaissance de travailleur handicapé. J'ai continué pendant des années à travailler avec mes douleurs, pour me retrouver, aujourd'hui, aussi démunie devant autant de mauvaise fois.

Donc, une fois, digérée cette nouvelle, je repars au combat, voilà pourquoi j'envoie tous ces courriers, à toute personne pouvant m'aider ou me conseiller. Je sais que je ne suis pas la seule, en France, à subir ses humiliations, mais il faut que cela cesse.
Les gens qui travaillent dur pour vivre, devraient avoir des recours contre l'abus de pouvoir.
On est un pays qui a pour devise " Liberté, Egalité, Fraternité " mais qui est géré par le pouvoir et l'argent.
Ces gens se sentent intouchables (et le sont, malheureusement). Mais moi je dis stop, je n'en peux plus et je pense que la seule chance de faire changer les choses est de faire du bruit.

Et que l'on me parle pas de commission, voyez les 3 ou 4 lettres reçues en quelques jours par la sécu, qui ne veulent rien dire et se contredisent.
D'après vous, vu la fréquence de ses courriers, des réunions en commission, pour mes 4 lettres ont t'elles eues lieu ?
Et les lettres du professeur, mes courriers, et le final de MP ont t'ils étaient lus?

La loi pour un AT/MP ne dit-il pas qu'il faut se baser sur:

  • Invalidité : article L 341-3 :
    « L’état d’invalidité est apprécié en tenant compte de la capacité de travail restante, de l’état général, de l’âge et des facultés physiques et mentales de l’assuré, ainsi que de ses aptitudes et de sa formation professionnelle : »
  • IPP : Article L. 434-2
    « Le taux de l’incapacité permanente est déterminé d’après la nature de l’infirmité, l’état général, l’âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d’après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, »

 - L'infirmité, l'état de santé (impossibilité de travailler), l'age (57 ans), nombre de rechute (3)...

Il faut que les gens réagissent, Il faut s'élever pour qu'on arrête de donner le pouvoir à des gens sans contrôle.
J'aimerais bien que chaque département contrôle les attributions des médecins conseils et que dans les commissions, il y a au moins un docteur des patients pour que les conclusions soient justes.

Vous savez que c'est utopique, mais je ne me bats pas pour l'argent car depuis 2004 j'étais avec un taux IPP à 11%, ce qui fait que je touchais 230 € environ par trimestre.
Vous imaginez bien que je ne subis pas toutes ses humiliations pour 70 € par mois.
Je me suis battue 16 ans pour me faire soigner et presque 4 ans de plus pour améliorer ma qualité de vie.
Et, maintenant , je vais me battre pour la perte de mon IPP qui me dépossède du peu qui me reste, la reconnaissance.

Donc, une fois, digérée cette nouvelle, je repars au combat, et cette fois j'irais jusqu'au bout. TCI, TASS et même, si rien ne fonctionne, à porter plainte. Car il faut faire avancer la législation. Même si je sais qu'il y a peu de chance . Qui ne tente rien n'à rien comme disait papa.

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Vos Commentaires


Poster par paco , à saint germain Le 23/03/2018

courage, il te faut te battre car ce n'est pas eux qui souffre. Toute douleur qui ne se vois pas = Tu vas très bien puffffff. encore bon courage et je sais que tu dois en avoir après tout ça Bisous



Poster par beatrice , à le montat Le 20/03/2018

Dans la vie , nous sommes tous confrontés à des problèmes liés à l'administration française et il faut du temps, de la patience et de la sérénité pour arriver à faire valoir nos droits. Je compatis à ta souffrance psychologique et t'invite fortement à te tourner vers tes proches ou moins proches pour faire le point régulièrement sur ta situation. En effet, il est primordiale que tu gardes le contact avec la réalité pour faire les choix les plus adaptés à ta situation. Il n'y a pas si longtemps, il me semble que tu allais mieux et que tu avais trouvé un équilibre qui malheureusement vient d'être rompu à cause d'un manque de reconnaissance . Tu as donc raison d'insister auprès des spécialistes pour qu'ils t'aident à re-constituer un dossier médical allant dans ton sens. Il faut parfois se plaindre haut et fort pour se faire entendre auprès des personnes qui sont chargées d'évaluer l'état de santé d'autrui à longueur de journée et donc ne voient pas toujours la réalité de ce que vit la personne. Je te souhaite du courage et de la persévérance pour faire valoir ton état de santé. Amitiés.



Poster par Odile , à Catus Le 20/03/2018

Merci. C'est vrai que les experts ont du mal a comprendre que tous les handicapés ne sont pas dépressifs et ont la volonté de vivre le mieux possible. Bises



Poster par Bernard Balan , à Cahors Le 19/03/2018

Chère Madame L'attitude ordinaire des ronds-de-cuir est connue depuis longtemps Ici, il s'agit aussi de médecins, dont le souci principal est de faire disparaître les bavures de la profession. Vous avez choisi la bonne solution, je crois: l'attaque en justice. Mais il est toujours difficile d'avoir raison contre les gens en place, quoique les choses semblent commencer à changer. Amitiés



Poster par odile , à Catus Le 20/03/2018

Merci, c'est sur se sera pas facile. A bientôt



Poster par Catherine et Alain , à Labastide marnhac Le 16/03/2018

nous sommes témoins depuis seize ans des problèmes D Odile de ses souffrances des réactions et descition de ces Mrs du corps médical et de la sécurité sociale.Oui témoins de son envie de en finir dut à ses souffrances et à l'incompréhension du monde médical . nous connaissons Odile et si elle vous dit qu elle souffre c'est la vérité.malgre ses problèmes elle a su réagir reprendre confiance en elle et avancer.mais là la connaissant je peux vous jurer qu elle n' en peut plus de ces gens qui se moquent de elle et qui après une erreur d'opération elle se retrouve dans cet état depuis de nombreuses années et personne pour reconnaitre cette erreur. Oui nous sommes en colère auprès de tous ces gens qui se en moquent.eux il vivent normalement sans douleurs sans souffrance morale. Nous vous disons écoutez là cette femme courageuse ' généreuse et qui demande juste qu on l'a croit et que quelqu un puisse intervenir auprès de tous ces services pour rendre la dignité à cette femme et enfin reconnaitre son handicap.Voila c'est un coup de gueule mais franchement nécessaire.merci à vous tous pour le soutien que vous lui apporterez.mille merci à cette femme pour son courage et sa détermination. Elle est un modèle pour nous tous.



Poster par odile , à Catus Le 16/03/2018

Merci, vous êtes des amours, avoir des amis comme vous rend la vie très agréable, je vous adorent



Poster par ginette , à figeac Le 13/03/2018

J'ai fait une fausse manoeuvre et mon commentaire a été envoyé sans être terminé. Je voulais donc te dire : Courage ma belle continue à te battre tu vas y arriver. On t'aime. Ca ne fait pas bouillir la marmite mais j'espère que ça aide moralement.



Poster par Odile , à Catus Le 14/03/2018

Merci Ginette, bien sur que ça aide et puis, tu sais que j'ai un mari extraordinaire qui prend bien soin de moi. Je sais la chance que j'ai, c'est pour ça que je me battrais jusqu'au bout, car beaucoup de personnes n'ont pas cette chance. Bisous :)



Poster par ginette , à figeac Le 20/03/2018

Ton mari ne peut être que formidable Odile, puisque c'est mon fils!



Poster par Ginette , à Figeac Le 13/03/2018

C'est à peine croyable! Dans quel monde vivons nous? Je savais que tu souffrais et que tu serrais souvent les dents pour ne pas "pourrir" l'atmosphère quand nous sommes tous ensemble. Jamais je n'aurais imaginé par où tu es passé et par où tu passes encore! Comment peut-on, en 2018, en France, accepter qu'une femme de 57 ans qui ne peut plus travailler - son dossier médical le prouve- se retrouve sans aucune ressource. Si son mari n'était pas là, elle peut partir habiter sous les ponts ou bien en arriver au point où une seule solution s'impose à elle, mettre fin à ses jours! Coura



Poster par annick , à Uzech les oules Le 13/03/2018

Voilà ton combat est celui d'une famille , et je suis de tout coeur avec toi, même si je ne peux pas faire grand chose. Merci Roger pour ton analyse très juste. Bisous Odile



Poster par ODILE , à CATUS Le 13/03/2018

Merci Çà fait du bien de s'avoir que l'on est soutenu.



Poster par Roger , à Cahors Le 13/03/2018

Bonjour Odile Ce qui t'arrive est " normal" ! Je m'explique. Ces Messieurs et Dames du monde médical sont, dans leur majorité habitués à ce que tout le monde se mette à genoux devant eux. Alors lorsqu'une personne se rebiffe ça ne leur plait pas. C'est un paradoxe, lorsque par exemple un peintre, un plombier.... commet une erreur les gens n'hésitent à lui faire remarquer, mais lorsqu'il s'agit d'un médecin on s'écrase et même s'il a prescrit un médicament qui rend encore plus malade. On s'excuse de s'excuser !! Lorsqu'on leur pose une question, leur devoir est de répondre, en cas de refus il ne faut pas hésiter à partir sans payer afin de leur faire prendre conscience que s'ils gagnent de quoi vivre c'est grâce aux patients. C'est ce que j'ai dit un jour à un médecin concernant une de ses collègues. Nous leur devons le respect, mais ça doit être réciproque. Il y a quarante ans de cela je me souviens avoir tenu tête au médecin chef d'un ministère dans lequel je travaillais et à la fin de notre entretien qui a été bref, il est venu vers moi me serrer la main !!! Ce personnage dont tu parles a assurément un égo hypertrophié et se prend pour le nombril du monde. Il ne faut jamais mettre de tête au-dessus de la sienne, mais à contrario il ne faut pas non plus se croire au-dessus des autres. Nous sommes tous sur le même navire et si un jour il chavire nous tomberons tous à l'eau. J'espère que tu vas pouvoir mener ton combat contre la connerie humaine jusqu'au bout et que cet individu va finir par payer ses fautes. Rappelle toi cette phrase de Mark Twain de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens, écrivain et humoriste Américain : "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait". Bon courage Odile



Poster par Odile , à CATUS Le 13/03/2018

Merci Roger Mme si je sais que se ne sera pas facile, je n'ai plus rien à perdre.